Auteur : Manie

Comment célébrer chaque mère ?

Comment célébrer une maman avec un cadeau authentique ? Heureusement que j’ai dépassé l’âge limite pour fabriquer et oser offrir un collier de nouilles pour la fête des mères ! Grâce à ma peinture et mes pinceaux, je peux offrir un cadeau sur-mesure à mes proches en illustrant leurs animaux et végétaux totem ! Voici l’histoire d’un cadeau que j’ai désiré authentique pour une amie avec cette peinture de hérisson. Créer et offrir un cadeau personnalisé Lorsque mon amie Marion est devenue maman, je voulais lui offrir un cadeau spéciale qui lui rappellerai pour toujours sa relation si forte avec son nourrisson. Un cadeau fait avec le coeur, de mes propres mains était important. Ainsi, réaliser une aquarelle unique me parut évident car j’ai à coeur de concevoir des compositions qui mettent en valeur mes proches et leurs instants de vie forts. Alors, ni une ni deux, quand elle m’a dit que le hérisson était son animal totem, j’ai créé très vite une aquarelle sur-mesure, selon les coloris que Marion affectionne. Le résultat m’a remplie d’émotions ! Et si le temps vous manque ? Mes foulards seront un superbe cadeau à offrir pour votre maman. Je les ai conçus pour célébrer chaque femme au travers de ses valeurs avec mes motifs floraux exclusifs. Des doux camélias pour prendre son envol. J’offre de la clairvoyance ! Une effusion de pivoines t un motif champagne pour célébrer nos retrouvailles. J’offre du Succès ! La délicatesse des nénuphars pour révéler son inventivité. J’offre de la Créativité !

Le témoignage d’Anne Laure Léger

La Bienveillance, valeur ressource pour faire rayonner votre carrière! Rencontre avec Anne Laure Léger Anne Laure est une femme incroyable, que j’ai eu l’opportunité de rencontrer grâce à des challenges artistiques que j’organisais durant le premier confinement.  C’est une femme rayonnante de bienveillance, qui a développé une vraie culture du féminisme et dont le parcours m’inspire énormément.   Mère célibataire de deux filles, elle est directrice du réseau international au sein d’une agence gouvernementale en Belgique,Toerisme Vlaanderen. Cette agence veut attirer les voyageurs internationaux en Flandre et à Bruxelles. Embauchée comme office manager il y a 16 ans, elle coordonne aujourd’hui les opérations du réseau d’une dizaine d’équipes sur trois continents.   Aujourd’hui, Anne Laure se construit dans son indépendance, tout en en faisant rayonner ses valeurs. Pourtant, si on lui avait dit qu’elle aurait fait sa place aussi haut dans la hiérarchie d’une entreprise quand elle était enfant, elle n’y aurait jamais cru !   Laissez-moi vous la présenter selon 3 moments forts de sa vie : 1) son entrée à la fac : univers de tous les possibles Enfant, Anne Laure grandit dans une petite commune de Belgique et fait tout son cursus scolaire dans l’enseignement catholique. Dès le plus jeune âge, on y demande aux filles d’avoir un comportement approprié en étant discrète, ne faisant pas de vague. Toute l’attention était dirigée vers les résultats scolaires, qui n’étaient jamais à la hauteur… Comment avoir confiance en soi et prétendre avoir des projets professionnels ambitieux dès lors ? Dépasser ce cadre semblait compliqué. A 18 ans, Anne Laure a voulu au plus vite rejoindre un univers qui correspondait plus à ses propres valeurs et à son ouverture d’esprit. Elle a donc intégré l’université publique de Gand pour y étudier les langues et civilisations du Moyen-Orient. Cela lui permis de découvrir énormément de choses que ce soit en terme de connaissances (langues, histoire, littérature, …) mais aussi tout simplement sur elle-même et  sur ses capacités. Et elle a commencé à prendre confiance en elle et à se détacher des schémas appris plus jeune. Après un an passé à l’INALCO à Paris et l’obtention de son master en langues et civilisations orientales, elle tente le concours d’accès en master à Sciences Po Paris et est acceptée.  2) sa recherche d’emploi en tant que jeune mère Anne Laure rentre à Science-Po tout en construisant sa vie personnelle en France. Au programme : un mariage et un bébé encours. En activant ses ressources, elle arrive à gérer études, grossesse et couple !  A la suite de son diplôme, et avec un enfant en bas âge, elle commence à rechercher du travail. Après des études où tout semblait possible, elle se confrontera au sexisme ordinaire pendant les entretiens d’embauche. Vous êtes jeune, vous avez déjà un enfant, il y’en aura bientôt un deuxième. Des questions sur une grossesse à venir, ou sur sa santé etc sont bien entendu illégales. Malheureusement, il existe toujours des employeurs qui pensent que les jeunes femmes coûteront plus à l’entreprise qu’elles ne rapporteront. C’est une vue court-termiste qui ne crée pas du tout un environnement dans lequel les salariées ont envie de s’investir. (Ce type de questionnement est bien évidemment interdit, mais l’idée que les femmes sont moins efficientes lorsqu’elles sont mères ou que l’entreprise va perdre de l’argent à cause des congés maternité persiste dans des environnement où tisser un lien de fidélisation aves ses salariés n’existe pas.  Elle trouve un emploi au sein d’une agence du gouvernement flamand implantée à Paris, une organisation motivante qui a su créer un environnement sain pour ses salariés. Et ça fait 16 ans qu’elle y évolue ! Les premières années, elle était office manager, un travail qui était un peu en-dessous de ses capacités mais qui lui permettait d’avoir suffisamment de temps pour gérer sa vie de famille. Au bout de quelques années, elle divorce et se retrouve seule avec ses deux jeunes enfants. Pendant cette période compliquée, son employeur et ses collègues l’ont beaucoup aidée, par exemple en se portant garant pour son loyer. Par la suite, elle a cherché à prendre plus de responsabilités au sein de son équipe à Paris et à se développer. Malheureusement, les possibilités étaient très limitées. 3) Son ascension grâce à un mentor A l’occasion d’une réorganisation de son agence, Anne-Laure a obtenu un poste de cheffe de service au siège de l’agence en Belgique. Elle a donc quitté Paris, ses filles sous le bras, pour commencer une nouvelle vie à Bruxelles. Dorénavant, elle gérait une équipe de huit personnes. C’était un grand défi et un beau signe de confiance de la part de ses supérieurs. En même temps, elle a commencé à collaborer étroitement avec un des managers, un grand visionnaire et spécialiste en stratégie, qui a partagé énormément de connaissances et d’expertise avec elle. Il est devenu son mentor et il l’a soutenue, mise à l’épreuve et formée pour l’étape suivante de sa carrière. C’est ainsi qu’elle a obtenu le poste de directrice du réseau international, ce qui était une belle promotion. Dans ce nouveau travail, Anne Laure a à nouveau eu la chance de travailler avec une cheffe qui l’a beaucoup inspirée et qui l’a aidé à gagner en maturité et en professionnalisme. Elles ont fini par former un binôme très rôdé et à obtenir d’excellents résultats. Grâce à ce poste, Anne Laure a pu assouvir sa soif de voyages, de langues et de cultures. Quand elle a dû être soignée pour un cancer du sein, son employeur et tous ses collègues l’ont à nouveau fortement soutenue. Aujourd’hui, Anne Laure a à coeur de transmettre tout ce que son parcours lui a appris et à partager son expérience au travers des conseils suivants : Attention, voici de la bienveillance dans tous ses états ! Décider de se construire dans un environnement sain : L’entreprise d’Anne Laure l’a acceptée en tant que jeune femme qui pouvait prendre un congé maternité comme un homme pourrait ressentir le besoin de faire un congé

Et si le rire vous donnait des ailes ?

Et si le rire vous donnait des ailes ? Ma rencontre avec Sandrine     L’entrepreneuriat est une aventure tellement riche ! C’est lors d’un parcours de création d’entreprise au sein du réseau Action Elles que j’ai eu la grande chance de rencontrer Sandrine. Notre rencontre a été une vraie révélation car c’était une des premières personnes qui avait une image positive des profils créatifs (ce dont je n’étais pas du tout habituée avec mon parcours scientifique). Nous avons gardé contact depuis plus de 2 ans, et c’est un véritable bonheur de suivre son évolution en tant que coach, et experte du yoga du rire.  Bien évidemment, quand je lui ai proposé de répondre à mon test : son pouvoir était la créativité ! Ce dernier est en adéquation totale avec sa pratique car le yoga du rire est parfait pour stimuler votre créativité !   Elle va d’ailleurs très bien vous l’expliquer !   Je m’appelle Sandrine Poilbois. J’ai créé Emovimento pour accompagner les personnes à transformer leurs émotions bloquantes en leviers d’action par le rire, le jeu et le mouvement. Ma reconversion professionnelle en tant que coach et formatrice a germé, lorsque j’étais encore Directrice des Ressources Humaines d’une agence de communication, appartenant à un grand réseau international. Après quelques années d’épanouissement professionnel, en tant que « RH atypique » comme on aimait à me le dire, je n’ai pas compris tout de suite que les changements de management affectaient mon comportement et ma joie de vivre. Je n’ai donc pas anticipé que le burn-out était à ma porte et une journée du mois de mai 2016, mon corps et mon cerveau ont dit « stop » sur mon lieu de travail. J’ai compris pendant cette période que toutes les formations en développement personnel que j’avais pu faire, ma pratique de la méditation, de clown et de yoga du rire, la peinture et l’écriture m’aidaient à traverser cette épreuve avec un peu plus de patience et sûrement un peu plus rapidement que d’autres personnes. En effet, lorsque j’ai pu commencer à reprendre vie après mon burn-out, une de mes premières activités a été de retourner à des séances de yoga du rire. J’en ai tout de suite apprécié les bienfaits, sur ma santé, sur ma capacité à vivre pleinement ma vie, faire des projets et me mettre en mouvement, tant dans ma vie professionnelle que personnelle. J’ai alors compris qu’accompagner les autres à trouver du sens dans leur vie était ce que je voulais faire vraiment. Je me suis formée au coaching, à l’Approche Neuro-Cognitive et Comportementale, au Ludocoaching, au yoga du rire et au clown. 1.     Les vertus du rire   Paul Ekman, professeur de psychologie au Département de Psychiatrie de l’Université de Californie – San Francisco, a déterminé que l’on pouvait identifier les cinq émotions fondamentales en observant l’expression du visage. Il existe une grande palette de nuances parmi celles-ci. Mais des cinq grandes émotions fondamentales que sont la peur, la colère, le dégoût, la tristesse, la joie, seule la joie a des effets positifs à long terme. Si nous éprouvons ces cinq émotions et toutes leurs nuances, s’il est nécessaire de les exprimer, la plus salvatrice pour nous redonner confiance, estime de soi, et optimisme est la joie. En psychologie positive, les piliers de la joie sont le rire, le jeu, le mouvement et le chant. Je voudrais donc vous parler ici plus particulièrement des bienfaits du rire. Le rire ne change pas la réalité. Il permet cependant de nous rendre créatif et plus apte à trouver des solutions.   En effet, le rire provoque la sécrétion de différentes hormones. Parmi les effets de ces hormones que sont l’ocytocine, la dopamine, la sérotonine et les endorphines, on peut noter la diminution du stress, l’amélioration du sommeil et des relations sociales, et l’envie de faire et d’expérimenter. Par conséquent, lorsque nous rions, nous prenons plaisir à vivre, à découvrir et à innover, nous formulons des idées, des projets et nous avons la force d’aller au bout de nos objectifs et de nos rêves. Dans mes ateliers de coaching, j’utilise des principes du yoga du rire et du clown pour mettre les participants en mouvement, faire connaissance en riant, jouer pour favoriser les regards. Ils expérimentent ainsi la mise en relation, se libèrent de leurs blocages, participent plus facilement et coopèrent mieux par la suite.   2.     Le yoga du rire : une pratique pas si mystérieuse que cela    Des « notes sur le rire » de Marcel Pagnol (1947) au Clown à l’Hôpital du Docteur Patch en 1980 en passant par le célèbre livre de Norman Cousins en 1964 « Comment je me suis soigné par le rire », le rire a toujours démontré ses vertus sur la santé et le moral des être humains. A la fin des années 1990 le Docteur Madan Kataria, médecin généraliste à l’hôpital de Bombay, ancien interne en cardiologie, met au point une méthode qu’il appelle Yoga du Rire. Il initie des clubs de rire et met en place une autre façon de pratiquer la thérapie par le rire. Le « yoga du rire », enseigne à rire sans raison, au moyen d’exercices qui stimulent notre capacité à rire, à nous relaxer et à nous libérer de nos inhibitions. Le Dr Kataria a mis au point cette méthode car il avait observé que parmi ses patients, les personnes qui riaient étaient moins malades, ou quand elles l’étaient guérissaient plus vite. Aujourd’hui, l’imagerie médicale et les neurosciences démontrent les multiples bienfaits du rire. Une séance de Yoga du Rire comprend 3 grandes parties : – L’échauffement et la respiration – Les postures de rire. Au début, on se force à rire puis le rire devient naturel. En effet, le cerveau ne fait pas la différence entre le rire spontané et le rire provoqué. Par le mouvement et des postures ludiques, les participants se libèrent et les rires sont de plus en plus spontanés. – La séance se termine par une méditation du rire. Souvent allongés sur le sol,

Ingrid Gras
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Devenons des rebelles positives !

Devenons des rebelles positives ! Et si l’on devenait des rebelles positives? L’empowerement est un anglicisme qui signifie : autorité ou pouvoir donné à quelqu’un pour faire quelque chose. C’est aussi le processus pour devenir plus fort et plus confiant, en particulier pour contrôler sa vie et revendiquer ses droits. Mais comment développer son « propre » empowerement ? Comment se donner du pouvoir pour réaliser ses projets, ses rêves ou tout simplement relever les défis du quotidien ? Lorsque j’accompagne en coaching les femmes sur des programmes de leadership au féminin, très rapidement nous sommes confrontées aux freins qu’elles se mettent, comme par exemple : « Ah non c’e n’est pas pour moi, je ne peux pas faire cela ». Avec les freins, nous explorons également toutes les croyances limitatives qui y sont liées, c’est-à-dire les affirmations que nous admettons comme vraies et pourtant qui nous ne servent absolument pas. Souvent ces croyances sont engendrées par des stéréotypes, et sont validées de manière inconsciente du fait de notre éducation. En voici quelques-unes : « Il faut que je sois charmante et que je fasse plaisir… la discrétion est une qualité chez une femme… c’est mal poli de demander, je vais attendre que l’on me fasse une proposition…Il faut que je sois parfaite pour y aller… » A votre tour, je vous invite à lister vos propres croyances limitatives… La problématique c’est que nous restons loyales à nos croyances, sans les questionner … Alors posez-vous les questions suivantes : « Est-ce que ces croyances me permettent de donner le meilleur de moi-même ? Est-ce que cela renforce mon pouvoir personnel ? » De mon côté, je me suis demandé comment je me connecte facilement à mon empowerment. Eh bien, je suis une rebelle !!! J’ai décidé (et je le fais encore régulièrement) de désobéir à certaines de mes croyances qui ne me sont plus du tout utiles. Je vous propose donc d’être un peu déraisonnable ou d’un autre point de vue de retrouver la raison pour aller à l’encontre de cette loyauté vis-à-vis de vos croyances limitatives. Car en définitive elles ont peut-être été utiles à un moment donné de notre vie, mais là franchement, est-ce que cela vous pousse vers l’avant ? Est-ce que cela vous connecte à votre empowerement ? Si la réponse est non alors rébellion !!!! 🙂 Ingrid Gras Coach professionnel certifiée PCC par l’ICF (International Coach Federation) depuis 2012. Ses expériences dans les ressources humaines et en tant que responsable formation dans l’industrie hôtelière de luxe lui ont permis d’accompagner de nombreux managers ; que ce soit dans leur prise de fonction, dans le développement de leurs compétences managériales ou encore le développement de leur leadership. Elle utilise des méthodes basées sur le questionnement du coach, ainsi que des outils de facilitation visuelle (dessins schématiques, mind mapping,…). En parallèle, elle crée et anime aussi des séminaires pour faciliter l’Intelligence Collective ; qui visent à aider, à apprendre à un collectif à fonctionner plus efficacement ensemble et à atteindre un objectif commun.

Design de foulard

Le foulard Tropical

Avec ses deux coloris forts, ce foulard peut se porter aussi bien en hiver qu’en été, il est aussi facile à marier avec différents coloris grâce à la richesse des teintes de l’aquarelle ! Après mon stage à Londres et quelques tours en friperies, je me suis intéressée aux motifs ethniques, dont certains assez vintage ! Je me souviens d’un dessin que j’avais fait avec de superbes feuilles triangulaires avec des motifs géométriques dans certaines nervures… Hélas, je n’avais pas pu travailler ce dessin par la suite en infographie… Mais en bonne bretonne, je n’allais pas m’arrêter sur cela, il ne me restait plus qu’à faire d’autres feuilles encore plus personnelles ! C’est ainsi que ma volonté de réaliser un foulard d’inspiration tropicale est née. Inspiration : Je voulais associer une ambiance tropicale à des motifs géométriques. Pour cela, j’ai décidé de puiser mon inspiration en cherchant des sujets qui appartiennent à cette thématique comme des perroquets (mon père a beaucoup travaillé en Afrique dont le Gabon, pays où il y a des perroquets gris.), bien évidemment des feuilles exotiques comme des monstreras, enfin quelques papillons des pays chauds aussi comme le papillon de la reine Alexandrie. Pour choisir les végétaux, animaux et insectes qui correspondent à ce que je veux retranscrire dans mon design de foulard, je cherche souvent mes modèles dans des encyclopédies comme Histoire naturelle aux éditions Flammarion. Peintures : J’ai donc réalisé plusieurs peintures : un perroquet jaune, 3 demi-papillons (pour avoir une symétrie parfaite quand je les retravaille sur Photoshop), un oiseau du paradis et deux feuilles exotiques avec des motifs géométriques sur certaines nervures. Les voici : Infographie et prototypage   La partie infographie était assez rapide car pour mettre en avant l’atmosphère tropicale, je voulais un grand motif pour que tous les détails soient bien visibles et clairs. En effet, associées à des couleurs vives et dans une disposition géométrique, les peintures seraient mises en avant (les dégradés soutenus dans les feuilles, les couleurs vives des papillons…) et le caractère épuré et graphique du foulard serait évident. La grande difficulté de ce design résidait dans le coloris de fond, heureusement, en imprimant ce design plusieurs fois lors de mon stage à Hong-Kong et grâce à des avis très précieux (Delphine Le fur, ma super décoratrice d’intérieur et mon tuteur de stage Gérard, que je remercie énormément !), j’ai pu tester différents coloris :   Finalement, trouver le bon jaune n’a pas été facile, je trouve que c’est une couleur très subtile, car les nuances entre l’écran et l’impression finale sont difficiles à cerner avec la lumière bleue des écrans… Il faut donc expérimenter un peu, dans ce jaune, il y’a une pointe de rouge pour booster les nuances bleues-vertes des feuilles.   Particularités du design   C’est le design le plus épuré de la collection car j’ai pensé qu’il serait intéressant de se focaliser sur les dégradés de l’aquarelle et le graphisme des peintures, qui à différences échelles révèlent leurs détails pleins de charme : les corps géométriques des papillons, les motifs géométriques sur les feuilles. Ainsi lorsqu’on le porte en triangle, on peut mettre en avant les dégradés de l’aquarelle, qui sont vraiment intéressants sur les feuilles de monstreras ou un papillon. Je trouve que ce modèle en nœud cravate peut être très beau car on peut laisser apparaître un papillon près du cou.  

Design de foulard

Le foulard Ophélia

Depuis toute petite, j’ai une certaine fascination pour tout ce qui vole et la nature. Alors évidement, les oiseaux, papillons et aujourd’hui les libellules sont des thèmes de prédilection. Il y’a toujours une élégance et une délicatesse qui se dégagent de ces sujets : parfaits pour des motifs donc ! Inspiration Mon style à l’aquarelle pour mes motifs est très personnel, j’essaye de mettre en avant toutes les subtilités de ce méduim en travaillant les dégradés de couleurs avec beaucoup d’eau ou juste en aplats. Pour moderniser cette technique et donner de la profondeur aux peintures, je trace les contours dont la largeur varie selon les volumes. Je voulais donner un aspect graphique et plus actuel à mes dessins, car après mon stage à Londres, j’ai remarqué que certains pays adoraient les motifs à base d’aquarelle mais dans une version un peu plus vintage. Or pour moi, travailler l’aquarelle est comme une magie à part entière : il faut appréhender la couleur, la doser et contrôler l’apport en eau, tout en ayant en tête quel caractère on veut insuffler à la composition ! Tout un art ! Alors pourquoi se cantonner à un style précis alors qu’une infinité de choses est possible ? D’ailleurs voici la première peinture où j’ai décidé d’expérimenter la combinaison de l’aquarelle et de courbes : Le résultat est très frais grâce à ces contours ! Ce type d’illustrations est idéal pour des tableaux alors pourquoi pas pour des motifs textiles ? Ces courbes ont aussi l’avantage de donner un rythme et une fluidité aux peintures, ce qui est vraiment important pour une composition. Il y a un style que j’adore et qui utilise aussi cette astuce, c’est l’Art Nouveau. Apparu fin 19è siècle, ce courant artistique se voulait en rupture avec l’héritage stylistique gréco-romain et s’inspire essentiellement de la nature dans un style graphique et coloré. Ce style a été très bref car il a connu une apogée début 20ème pour laisser place à l’Art Déco. Néanmoins il a influencé tous les types d’art : peinture avec Alphonse Mucha notamment, le mobilier avec les fameuses lampes Tiffany, l’architecture avec la tour qui danse à Prague…. J’ai donc voulu m’inspirer de ce style car le travail graphique de Mucha sur les fleurs et la pureté de ses modèles me touche énormément. Cette pureté est aussi présente dans une peinture qui me fascine c’est Ophélie du peintre John Evelett Milais, réalisé en 1852, avant l’apparition de l’Art Nouveau. La pièce Hamlet de Shakespeare a beaucoup inspiré d’artistes durant cette période, j’ai trouvé un article très intéressant que je vous encourage à lire, si cela vous intéresse, il explique notamment chacune des œuvres qui s’inspire de cette pièce et explique pourquoi ce thème : https://artcheologie.wordpress.com/2014/03/06/le-mythe-dophelie-et-ses-representations-au-xixeme-siecle/ J’ai donc voulu réalisé un foulard qui puise ses influences dans l’univers de la rivière et de l’Art Nouveau. C’est ainsi que le design Ophélia était né. Peintures Pour travailler ce foulard dans une composition globale, j’ai peint sur un format carré, en essayant de composer au maximum sur le dessin préliminaire pour avoir une idée de la structure, ainsi sur la peinture suivante, vous pouvez voir le nénuphar entouré des lignes graphiques. Ces dernières servent à rythmer le design associé au placement des libellules. J’adore peindre les libellules et les papillons car on peut faire apparaître différents motifs sur leurs ailes, ici, je voulais que leurs ailes soient comme en dentelle… Et je voulais une bordure florale pour rester dans ce thème. Enfin, j’ai travaillé des motifs feuilles et géométriques à petites échelles pour avoir des détails bien lisibles quand on porte le foulard.     Infographie et prototypages Il m’a fallu du temps sur Photoshop pour designer ce foulards, mais cela en valait vraiment la peine. En effet, il a fallu que je refasse les lignes à l’ordinateur pour avoir un rendu propre et net, retravailler le placement des libellules, réaliser la bordure florale… J’ai pu imprimer 3 prototypes de ce foulard en couleurs différentes : violine, rose indien et vert d’eau. Voici une photo du coloris rose indien : Grâce à ces derniers, j’ai pu tout réajuster ce qui n’allait pas : agrandir la bordure florale pour qu’elle soit plus lisible, réduire l’échelle des motifs feuilles, adapter les couleurs et voilà le résultat final ! J’espère développer ce design dans les deux autres coloris pour le printemps. Quel coloris imaginez-vous pour ce design ? Particularités du design Ophélia J’adore porter ce foulard, la couleur est idéale pour l’hiver comme pour le printemps-été car il peut être porté avec des teintes claires ou soutenues ! En pliage triangle, on peut faire apparaître une libellule dans l’angle, et le nénuphar apportera une touche de lumière à votre visage. La bordure florale vient élégamment habiller les bords du foulard et apporte sa touche de lumière aussi.

Le foulard Héron

Il me semblait important de vous expliquer chacun de mes designs : comment l’inspiration est venue, quels ont été les problèmes rencontrés et surtout comment penser un design de foulard 🙂 Alors aujourd’hui, c’est parti pour quelques explications sur le foulard Héron ! Inspiration Lorsque j’étais en stage à Hong-Kong, j’ai eu la grande chance de pouvoir travailler dans des secteurs très variés comme le design de sacs et de motifs (ma passion!), la conception d’un site e-commerce, le sourcing de fournisseurs… Pour la création de motifs, je voulais m’inspirer de la fluidité et de l’élégance des lithographie asiatiques, et heureusement que Pinterest est là 🙂 https://www.pinterest.fr/pin/364791638559078838/ Etre à Hong-Kong, ville en ébullition m’a aussi permis de voyager en Asie: Cambodge, Singapour et Japon! Quand j’étais au Japon, j’ai pu visiter Kyoto et Nara, et j’ai été émerveillée par cette ambiance feutrée et élégante, empreinte d’une culture très forte (bon et aussi par la gastronomie, mais je n’ai pas encore décidé de faire un motif sushis 😉 )   Il était donc important pour moi d’essayer de retranscrire cet univers si particulier empreint de calme et de précision. Peintures De retour à Hong-Kong, j’ai commencé différentes peintures que voici : Voici donc les iris et le héron, on peut voir derrière ce dernier les débuts de la bordure qui orne le foulard et les motifs présents dans certains triangles. Après que ces peintures soient terminées en Asie, j’ai dû attendre d’avoir un peu de temps en France pour créer le foulard. Infographie et péripéties Malgré tous les éléments réunis et l’inspiration, créer ce foulard a été une vrai traversée du désert! J’ai dû attendre 6 mois pour avoir la vraie structure en tête. En effet, je voulais jouer sur le côté géométrique pour apporter de la modernité et donner un rythme au design, mais comment accorder les triangles avec les motifs japonisants au fond, sans pour autant engloutir le héron ? Un design doit être lisible, on doit comprendre toute la composition du motif lorsque le foulard est déplié! Ainsi j’ai trouvé la solution en créant cette bulle en dégradé de gris perle, cela permet d’avoir une touche de lumière près du visage lorsque le foulard est plié en triangle et surtout d’aérer l’envol du héron. Les dégradés permettent aussi de donner de l’élégance et de la douceur au motif, le deuxième dégradé sert aussi à structurer le foulard en commençant par un gris-bleuté soutenu en bas à droite. Je voulais donner de la profondeur aux fleurs, placées en diagonale pour suivre aussi l’envol de l’oiseau. Ensuite, je voulais des coins différents pour avoir la possibilité de choisir comment porter son foulard : ainsi des motifs petites échelles japonisants viennent agrémenter les triangles et des iris forment des figures dans les coins du haut. Particularités du design Héron Ce design est très élégant et il ne faut pas hésiter à jouer en le pliant de manière différentes, car chacun des coins possède ses propres nuances de couleurs et son atmosphère. En hiver comme en mi-saison, il saura apporter de la luminosité à vos tenues, tout en restant doux. On peut le porter en pliage triangle, près du cou, ou en noeud cravate pour aérer le visage. Dans les cheveux, on peut aussi imaginer différentes coiffures.